Répertoire des certifications
Actif Niveau 4 RNCP38449

Opérateur spécialisé en traitement d’informations de sécurité à distance

Présentation

L'opérateur (trice) exerce son métier dans des locaux hautement sécurisés équipés de système de réception et traitement des alarmes ou d'informations d’alerte appelés : station de télésurveillance ou station centrale de télésurveillance. Il (elle) assure à l'aide de moyens électroniques et informatiques la surveillance à distance des biens et des personnes. Son cœur de métier consiste, en cas d'alerte avérée, à déclencher et coordonner des actions définies. Il (elle) est habilité(e) à faire appel aux secours, aux forces de l'ordre (dans le strict respect des règlements en vigueur), à des équipes spécialisées ou faire intervenir un agent de sécurité sur le site. Il (elle) effectue le suivi du déroulement des opérations à l'aide de logiciels experts .Il établi des comptes rendus formalisés en utilisant les moyens logiciels à sa disposition. Il (elle) assure le retour à la normalité d'une situation, rend compte et informe, si nécessaire les responsables des sites concernés. L'opérateur (trice) doit veiller au bon fonctionnement des équipements qu'il (elle) utilise et être en mesure, en cas de situation mettant en cause la continuité du service, d'appliquer les mesures conservatoires (sauvegarde électrique, climatisation, incendie). Il (elle) gère également la relation client de premier niveau et assiste le cas échéant, les clients sur le fonctionnement du système de sécurité. Dans l’activité de télésurveillance, les stations centrale de télésurveillance fonctionnent 24h/24 et 365 jours par an. La présence humaine est permanente. L'activité se déroule par vacations continue de 8h à 12h de jour comme de nuit, week-end et jours fériés compris. Les horaires sont compatibles avec l'obligation du service de permanence. L'opérateur (trice) est sédentaire. L'emploi s'exerce la plupart du temps en position assise.

Compétences attestées

  • 1-Prise de poste :
  • * Prendre en compte l'environnement opérationnel permettant d'exécuter la vacation et les modifications du processus technique dans les meilleures conditions.
  • * Reconnaître, situer, les registres d’informations et consignes (main courante, divers documents utiles à la prise de poste) pour disposer des éléments nécessaires à la bonne exécution de sa mission.
  • * Prendre les opérations du trafic en cours d'exécution afin d’assurer la parfaite continuité des opérations.
  • 2-Prise en compte du trafic :
  • * Réceptionner et identifier les messages d'alerte et l'activation de moyens techniques pour procéder aux opérations de levée de doute imposées par l'article L 612.2 du Livre VI du code de la sécurité intérieure.
  • * Lever le doute en utilisant les moyens à disposition de l'opérateur(trice) pour éviter toute fausse alerte dommageable à la sécurisation des sites télésurveillés.
  • * Effectuer un contre-appel téléphonique pour confirmer la qualification de la situation.
  • * Traiter le rapatriement et l'exploitation des images relatif à l'alerte et pratiquer l'écoute audio pour corréler les informations de détection avec celle en provenance de l’intervention humaine (agent de sécurité ou service de permanence).
  • 3-Appliquer les consignes contractuelles :
  • * Gérer et traiter le flux important des messages par ordre de priorité et appliquer le cadre scrupuleux des consignes du client et des procédures à mettre en œuvre afin de garantir la bonne exécution des missions de prévention et de sécurité des personnes et des biens
  • * Identifier les alertes prioritaires pour déterminer la procédure adaptée et appliquer les consignes associées :
  • * En cas d'anomalie ou d'alarme entrant dans le champ d'urgence (message intrusion, incendie, agression, système de sécurité en panne, absence de messages du site sécurisé, mauvaise identification, absence de réponse du client sur le site, levée de doute positive, ...), déclencher et coordonner un enchaînement d'actions et/ou d'opérations permettant d'apporter la réponse appropriée dans le cadre d'une réactivité immédiate et d'une gestion « multitâche » en appliquant rigoureusement les consignes
  • 4-Déclencher l'intervention :
  • * Déclencher l’alerte si le client ne répond pas sur le site ou pour donner suite à une mauvaise identification pour assurer sa mission de prévention et de sécurité des personnes et des biens
  • * Déclencher l’alerte si la levée de doute est positive (agression, incendie, intrusions, problèmes techniques graves, ...) pour permettre aux organismes concernés d'intervenir dans le respect du cadre légal et réglementaire.
  • * Procéder à la coordination des moyens mis à sa disposition pouvant aller jusqu'à l'intervention des forces de l'ordre ou de secours dans le cadre strict de la réglementation en vigueur afin de favoriser la fluidité et l'efficacité des opérations.
  • * Agir en fonction de la procédure et des consignes pour mener parfaitement sa mission à son terme.
  • 5-S'assurer du retour à la normale
  • * Contrôler le retour à la normalité du système de sécurité du site dès que l'alarme est bien positionnée sur « acquittée » (état expliqué et traité) pour poursuivre la mission de prévention des personnes et des biens.
  • * Vérifier la prise en compte de l'alarme, les moyens coordonnés, l'application des consignes exactes pour garantir la plénitude de la mission attendue.
  • * S'assurer du suivi du traitement de l'évènement, rendre compte et classer pour empêcher que les installations d'alarme ne soient pas réarmées et que la sécurité du site ne soit plus assurée.
  • * Etablir les zones du site en défaut et appliquer les consignes du client (intervention technique ou mise en place d'un agent sur le site par exemple) pour en identifier l'origine.
  • * Renseigner la main courante et lever les mesures conservatoires à la fin de l'anomalie constatée par l'opérateur pour garantir la sécurité du site.
  • 6-Réceptionner communiquer, traiter les appels téléphoniques, et conseiller le client
  • * Utiliser des terminaux téléphoniques pour assurer sa mission de base.
  • * Emettre des appels dans le cadre des traitements d'alertes et de consignes pour communiquer et alerter conformément aux consignes.
  • * Réceptionner les appels entrants et prendre en compte des consignes provisoires, afin obtenir des précisions utiles à l'exploitation d'alarmes de la part des clients ou des techniciens.
  • * S’exprimer avec une bonne élocution pour être capable de gérer des situations de crise avec sang-froid et maîtrise de soi.
  • * Renseigner la main courante.
  • 7-Veiller au fonctionnement et à la sécurité de la station de télésurveillance.
  • * La station centrale ou poste de commandement, conçue pour fonctionner en autonomie, impose que l’opérateur(trice) de télésurveillance s’assure de :
  • o Activer les fonctionnalités des différents matériels de la Station Centrale de Télésurveillance pour opérer les actions attendues.
  • o Vérifier périodiquement l'horodatage et le bon fonctionnement des organes vitaux de la centrale pour disposer d'une système opérationnel :
  • o Détecter un dysfonctionnement des systèmes de protection de la station (intrusion, incendie, vidéoprotection, contrôle d'accès, homme mort) ou du système de gestion d'alarme (blocage informatique, problème écran) ou de l'alimentation électrique principale (onduleur, groupe électrogène), et le cas échéant, selon les procédures internes, faire intervenir le service technique et informer sa hiérarchie pour disposer de l'ensemble des moyens d'opérer.
  • 8-Rendre compte
  • * Formaliser, à l'aide du logiciel expert le compte rendu de ses actions sur la main courante informatique sans erreur ni oubli afin de permettre le déroulement du processus jusqu'à son terme.
  • * Reconnaitre des scénarios prédéfinis du logiciel grâce à des listes mnémotechniques de codes ou de sigles, de textes formalisés, de rapports d'alarmes « acquittées » et de leur code « acquis » pour gagner en efficacité d'action.
  • * Assurer ainsi la continuité des services pour permettre une action coordonnée et efficace.
  • * Rendre compte, informer, en cas d'anomalie ou d’alarme grave, aux différents services d'intervention et de secours des informations en sa possession selon la règlementation pour donner aux autres acteurs les moyens d'agir pour satisfaire l'objectif commun.
  • * Utiliser le matériel de bureautique (télécopie, téléphone, imprimantes) pour transmettre les informations aux services compétents.

Voies d'accès

  • En contrat d’apprentissage
  • En contrat de professionnalisation
  • Par candidature individuelle
  • Après un parcours de formation continue
  • Par expérience

Emplois accessibles

  • L’opérateur (trice) de télésurveillance est employé(e) principalement par : Les stations centrales ou PC de télésurveillance et/ou de la vidéoprotection service de télésurveillance auprès des entreprises, des collectivités, des particuliers - Les entreprises dans leurs activités de surveillance à distance - Les services internes de sécurité (militaire, pompiers, gendarmerie, police, service d’intervention spécial) - Centres de surveillance d’aéroport - Les centres de supervision d’images privées - Postes de sécurité implantés dans les centres commerciaux, les entreprises, les complexes sensibles, immeubles pépinières d’entreprises ou de galeries marchandes - Station centrale de télésurveillance implantée dans les zones d’activité privées - Postes de télécontrôle et de téléassistance - Poste de sécurité en maison d’arrêt - Tous les centres d’exploitation et de traitement d’images relatifs à la sécurité des biens et des personnes (autoroutes, résidences, stades….).
  • Le titre à finalité professionnelle OSTISD, permet de disposer depuis le 1er janvier 2018 d'une carte professionnelle avec la mention « Agent de télésurveillance ».
  • * Opérateur (trice) en télésurveillance
  • * Agent (e) de Télésurveillance
  • * Opérateur (trice) PC de Télésurveillance
  • * Chargé (e) d’assistance/téléassistance ou télésurveillance
  • * Agent (e) d’exploitation PC Télésurveillance
  • * Opérateur (trice) de vidéosurveillance
  • Les termes utilisés le plus souvent dans le cadre professionnel sont surtout : Opérateur(trice) de télésurveillance ou Opérateur(trice) en télésurveillance, .

Secteurs d'activité

  • L'exercice du métier ne peut s'effectuer que dans le cadre des activités privées de sécurité.
  • L'objectif est d'assurer la prévention et la sécurité des personnes et des biens en premier lieu par des moyens électroniques de télésurveillance de sécurité, et ensuite éventuellement de faire appel à des sociétés de surveillance humaines et de gardiennage.
  • Tout organisme privé peut faire appel aux sociétés de télésurveillance, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un opérateur autorisé (banque et assurance, opérateurs de télécommunication) , soit dans le cadre de contrat de prestations de sécurité privée qui peuvent inclure une partie effectuée par des moyens de télésurveillance.
  • Tous les secteurs d'activités sont concernés : organismes privés principalement et certains organismes publics, dans la limite de ne pas opérer les images éventuelles prises sur la voie publique du champ réglementaire privé de l’activité de télésurveillance

Réglementations

  • Le livre VI du code de la sécurité intérieure impose à toute personne souhaitant exercer l’activité d’ « opérateur de télésurveillance » de détenir une carte professionnelle délivrée par le CNAPS. Celle-ci est valable 5 ans sur tout le territoire et doit être renouvelée 3 mois avant la fin de sa validité.
  • Pour justifier de son aptitude professionnelle à exercer cette activité de sécurité privée, il faut avoir suivi une formation ou être titulaire d’un diplôme, (titres enregistrés au RNCP, diplômes européens sous conditions d’équivalence) ou bénéficier d’une équivalence (policiers et gendarmes, policiers municipaux, militaires, selon certaines conditions).
  • L’examen d’une demande d’autorisation inclut notamment une enquête administrative durant laquelle sont consultés les fichiers TAJ, FPR et B2. Cette enquête permet de vérifier que le demandeur n’a pas commis d’acte(s) incompatible(s) avec l’exercice d’une activité privée de sécurité.
  • Les principales références réglementaires tiennent au code de sécurité intérieure :
  • * Code de la sécurité intérieure, Livre VI (Loi du 12/07/1983 réglementant les activités privées de sécurité et la loi n°2003-239 du 18/03/2003), Livre II.
  • * Arrêté du 27 juin 2017 modifié portant cahier des charges applicable à la formation initiale aux activités privées de sécurité
  • o Chapitre IV : Formation des agents pour l'exercice effectif d'une activité privée de sécurité, Article 9 - Pour l'obtention de la carte professionnelle autorisant l'exercice d'une activité consistant à fournir des services de surveillance humaine ou de gardiennage mentionnée au 1° de l'article L. 611-1 du code de sécurité intérieure par des systèmes électroniques de sécurité (télésurveillance), la durée et le contenu de la formation initiale sont fixés comme suit, en sus de l'article 7... (carte différente de celle « Vidéoprotection)
  • * Arrêté du 27 février 2017 modifié relatif à la formation continue des agents privés de sécurité. Le présent arrêté définit, pour chaque activité privée de sécurité relevant du titre Ier du livre VI du code de la sécurité intérieure, le contenu, la durée et les modalités d'organisation du stage de maintien et d'actualisation des compétences mentionné à l'article R. 625-8 et nécessaire pour le renouvellement de la carte professionnelle.
  • o Article 6- I. - Pour les agents qui exercent une activité mentionnée au 1° de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure consistant à fournir des services ayant pour objet la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité, la durée et le contenu du stage de maintien et d'actualisation des compétences sont définis comme suit… (carte différente de celle « Vidéoprotection).
  • * Arrêté du 1er juillet 2016 modifié relatif à la certification des organismes de formation aux activités privées de sécurité et aux activités de recherches privées
  • o Les prestataires de formation respectent le cahier des charges défini par arrêté du ministre de l’Intérieur ou par arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et du ministre chargé des transports dans les conditions prévues aux articles R. 612-31 et R. 622-26 du code de la sécurité intérieure ANNEXE V : RÉFÉRENTIEL TECHNIQUE PARTICULIER POUR L'ACTIVITÉ DE VIDÉOPROTECTION ET DE TÉLÉSURVEILANCE
  • La réglementation spécifique concernant la vidéosurveillance, œuvrant exclusivement dans le champ privé, nécessite d’être respectée. L’activité de « vidéoprotection » ne peut être exercée à partir de la certification professionnelle OSTISD, elle nécessite la carte professionnelle spécifique « vidéoprotection ».
  • * La CNIL et le RGPD : l’entrée en application du « Paquet européen de protection des données personnelles » constitué du règlement général sur la protection des données (RGPD) et de la directive « Police-Justice », transposée en droit français, a modifié le cadre juridique que doivent respecter les responsables de traitement qui envisagent d’installer des systèmes de vidéoprotection soumis aux dispositions du code de la sécurité intérieure.
  • o La loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée et au Règlement européen n°2016/679/UE du 27 avril 2016 (applicable depuis le 25 mai 2018),
  • * Réglementation spécifique vidéo - Loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, art 10 (version consolidée du 30 mars 2007),
  • * Les systèmes de vidéoprotection visés par l’article L251-2 du code de la sécurité intérieure (CSI), qui filment la voie publique et les lieux ouverts au public (espaces d’entrée et de sortie du public, zones marchandes, comptoirs, caisses, etc.), à la différence des dispositifs de vidéosurveillance, qui filment des lieux privés ou des lieux de travail non ouverts au public (locaux d’entreprises, de commerces, d’hôtels réservés aux salariés, etc.).
  • * Loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, art 10 (version consolidée du 30 mars 2007)
  • * Circulaire du 22 octobre 1996 relative à l'application de l'article 10 de la loi 95-73 du 21 janvier 1995
  • * Décret 96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéosurveillance
  • * Arrêté du 3 août 2007 portant définition des normes techniques des systèmes de vidéosurveillance
  • * Arrêté du 5 juillet 2017
  • Autres parutions
  • * Arrêté du 05.01.2023 paru au JO du 08.01.2023 : introduction des principes de la république,
  • * Le décret du 18 février 2022 relatif aux conditions d’exercice des activités privées de sécurité apporte des modifications pour la délivrance des autorisations,
  • * Le décret du 17 février 2022 relatif au niveau de connaissance de la langue française requis pour l’exercice des activités privées de sécurité,
  • * L’Arrêté du 24 janvier 2023 portant adaptation des conditions de formation aux activités privées de sécurité
  • * L’Ordonnance no 2023-374 du 16 mai 2023 relative à la formation aux activités privées de sécurité,
  • * Loi 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à lutte contre le terrorisme
  • * Le Code civil (art. 9 protection de la vie privée)
  • * Le Code pénal, art 226-1 et suivants
  • * Le Code du travail, art L 2323-32 information/consultation des instances représentatives du personnel ; art L 1221-9 information individuelle des candidats à un emploi ; art L 1222-4 information individuelle des salariés ; art L1121-1 principe de proportionnalité
  • Certifications volontaires :
  • * Télésurveillance : Règle APSAD R31 / I31
  • * Vidéosurveillance / vidéoprotection : Règles APSAD R 81 / I80 et R 82 / I80

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Métiers visés (codes ROME)

Informations générales

Code
RNCP38449
Type d'enregistrement
Enregistrement sur demande
Date de décision
21/12/2023
Date d'effet
Fin d'enregistrement
21/12/2028